Sunday, 12 August 2012

Société machiste



Il semblerait que Facebook se maintient dans notre actualité. Après les propos communaux de Krishnee Bunwaree, on a eu droit à la publication de photos de mineures qui n’a pas manqué de faire polémique. Ils sont nombreux à avoir pointé du doigt les filles qui ont malheureusement atterri sur la page « jeunes Mauriciennes en chaleur » sans leur consentement. Certains journaux étaient sortis avec la nouvelle qualifiant les photos « d’indécentes ». Or,   la plupart des filles qui s’y trouvaient étaient seulement en bikini…
 « Zot ine rode, zot ine gagne », avaient argué bon nombre de Mauriciens. Je suis d’accord que dès que l’on publie des photos de nous sur Facebook, les photos ne sont plus dans la sphère privée mais la sphère publique. Mais faut pas pousser le bouchon tout de même. A ne pas condamner des filles à cause de leur naïveté ! Il a fallu qu’un tel scandale éclate afin qu’elles puissent se rendre compte du danger que représente Facebook.
Cette controverse a non seulement fait réaliser à bon nombre de Mauriciens comment Facebook peut être néfaste entre les mains de personnes malveillantes, mais cela m’a aussi fait me rendre compte que nous vivons dans société machiste.  On n’éduque pas aux hommes d’avoir peur de violer une femme, mais on éduque à la femme d’avoir peur d’être violé…
Cette affaire n’a aucun trait avec le viole cela je le sais très bien, mais c’est juste que je fus indignée de constater que je n’ai pas entendu une seule fois les personnes condamner l’auteur de ce délit. Tout le monde est occupé à fustiger les filles.  A croire que le coupable en est sorti « indemne » de cette histoire.  Comme si c’était son droit de prendre des photos à l’insu de ces jeunes filles…
Il y a un bon nombre de mecs dans ma liste d’amis de Facebook qui adorent s’exhiber  sans t-shirt ou d’autres qui ne sont pas amis avec moi mais dont j’ai la possibilité d’avoir accès à leurs photos, devrai-je sous prétexte que c’est accessible créer une page de Facebook intitulé « jeunes Mauriciens en chaleur » ?! Est-ce-que les mecs seront ravis de voir leurs photos dans une page aussi dégradante ?
J’ai l’impression que bien qu’on « prône » l’égalité des sexes, cette « égalité » n’est en somme qu’un simple concept.  Elle ne sera en pratique que lorsque les Mauriciens changeront leur mentalité. Que sous prétexte qu’une femme porte une mini-jupe ou qu’elle est bikini qu’elle est forcément une femme aux mœurs légères et qu’à cause de cette raison ils ont le droit de la violer ou d’utiliser ses photos sans autorisation.
 L’homme doit aussi apprendre à contrôler ses pulsions. Si la femme peut le faire, pourquoi pas lui aussi ? Cela m’enrage quand l’on avance qu’une femme est responsable de l’attitude qu’un homme a envers elle. L’homme est-il une bête qui ne peut se contrôler alors… ?

Saturday, 11 August 2012

Et si Dieu n'existait pas...



Je ne m’étais jamais demandé ce que serait ma vie sans Dieu jusqu’à ce qu’on soulève la question pendant un cours. Le lecturer avait alors lancé : « avez-vous déjà fait une dissertation sur comment serait votre vie si Dieu n’existait pas ? » Quand on a été élevé avec l’idée qu’il y a un être divin qui nous a créé, je dois dire qu’il est assez difficile de songer  à comment seraient vos 20 dernières années sans lui !

Etant croyante et pratiquante, posé cette question met en question l’essence même de ma vie. Tout ce que j’ai entrepris jusqu’à présent, mes choix entre autres ont été dictés par ce que j’ai appris de ma vie spirituelle. Des valeurs inculquées et non innées…  Alors si je devais bâtir une nouvelle fois ma vie en tenant compte que Dieu n’existe pas, serai-je toujours celle que je suis aujourd’hui ?

Voltaire a un jour dit que « si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer ». Peut-être voulait-il avancer que si Dieu n’existait pas, nous aurions alors à créer nos propres valeurs morales ? Puisque après tout, bien que chaque religion diffère l’une de l’autre elles ont tout de même toutes un point commun et c’est les valeurs morale. Elles incitent toutes à la générosité, l’amour, le respect entre autres…

Ou peut-être que Voltaire voulait tout simplement faire ressortir que Dieu a été créé afin de définir ce que l’homme ne comprend pas. Peut-être que l’homme l’a inventé afin de trouver du réconfort dans un concept illusoire. Tant d’hypothèses et tant de questions qui resteront sans réponse…

Dans la bible on soutient que « l’on n’a pas besoin de voir afin de croire ». Si je persiste à me demander ce que serait ma vie sans Dieu, alors quand je pense à ma vie avec Dieu me vient la question suivante : « pourquoi est-ce-que Dieu ne fait rien afin de me faire croire ? ». Où sont les miracles ? Sur quoi est-ce-que je base ma foi ?

Et puis d’ailleurs, pourquoi suis-je dans cette religion ? Question fondamentale… Cette question ne m’avait jamais traversé l’esprit. On a tellement trop tendance à prendre tout pour acquis. A ne pas se demander pourquoi les choses sont telles qu’elles le sont. J’ai eu le temps d’y songer récemment.

Je suis contente que le lecturer ait posé cette question. Cela m’a fait réfléchir. M’a fait réaliser à quel point j’aime ma religion (Je ne veux pas sembler communaliste en passant). Dans le sens pourquoi je suis dans cette religion. Pourquoi je m’y sens bien sans que mes parents me l’imposent…

Just a sign...


Day after day
Time passes away
Still, words do not come easily
A simple word, just a stare...
Maybe then I might dare to show that I actually care

If only I could feel your heart
From your way I might then dart
If ever you do not have the same feelings
Maybe then I might stop clinging

Clinging to the idea that I am not dreaming
That all this real, that I am not reeling
Running out of words to convey how I am feeling
Maybe I should just stop trying...


Thursday, 9 August 2012

Pourquoi l'article du defi dérange tant.



A croire que l’affaire Krishnee Bunwaree n’a pas servi de leçon, voilà qu’un journaliste se permet de faire un texte d’opinion que l’on pourrait taxer de sectaire.  Quand l’on tient en compte le fait que le tout premier devoir d’un journaliste est d’éclairer la réalité afin de la faire comprendre aux lecteurs, un tel acte est juste inadmissible. Surtout venant de la part d’une personne qui est censé avoir beaucoup d’expérience dans le domaine.

Etre en mesure d’une certaine façon de dicter la manière dont son lecteur interprètera ses textes et de là fera un jugement du monde qui l’entoure, un journaliste se doit de peser chaque mot afin de ne pas porter préjudice à un groupe ethnique en particulier afin de ne pas causer l’exclusion sociale de ce groupe. Chose que M. Naeck semble avoir oublié…

On pourrait définir le stéréotype comme étant une « représentation mentale »   de ce qui caractérise une communauté.  Notre connaissance du monde qui nous entoure a tendance à être classé par catégorie.  Nous nous servons des stéréotypes car cela nous facilite la tâche. Nous n’avons pas le temps de questionner pourquoi une chose est ainsi. Nous prenons tout pour acquis et nous avons tendance à placer tout ce qui a des caractéristiques semblables à un stéréotype dans le même panier.

Un journaliste qui renforci les stéréotypes dans un article ne fait que porter préjudice à une communauté.  C’est le journaliste qui influence la façon dont pensent les gens. Les gens n’ont pas le temps de s’informer de ce qui se passe tout autour d’eux. Ils comptent sur le journaliste afin de s’informer. C’est de ce qu’un journaliste écrit ou dit que le lecteur construit son jugement.

Je fus offusquée de constater qu’un tel article ait été publié.  Comment une rédaction a-t-elle pu accepter une telle publication ? C’est juste aberrant. Le plus pénible dans l’histoire c’est que tout le monde qui exerce ce métier s’est retrouvé souiller à cause d’un seul homme. Pourquoi ? Parce qu’il a osé penser et écrire un texte bourré de préjugés et de clichés. Un texte répugnant qu’il a osé qualifier « d’analyse  sociale ».

Je fus aussi peiné de lire parmi les commentaires qui se trouvaient sur la note de la rédaction qui s’excusait « d’avoir blesser les sentiments ». Un internaute a fait ressortir que « ziste zournaliste ek politicien ki gagne droit à démocratie dans ca pei la ! ». Un commentaire qui démontrait clairement que l’internaute en question pense que les journalistes sont arrogants.

A cause d’un seul homme, tout le monde y passe. N’est-ce pas injuste ? J’avais envoyé une copie de l’article à un ami et après l’avoir lu, il m’a envoyé la chanson leve do mo pep de Kaya. Je dois dire que la chanson correspond bien à tout ce qui a fait l’actualité ces derniers temps…

Je me demande bien ce qui a bien pu pousser M. Naeck à écrire  un tel article… Enfin ce qui est fait, est fait. Je ne vais pas gaspiller mon temps à essayer de l’analyser. L’heure n’est plus au débat, il est temps de rendre des comptes. Que fera la justice à propos de cela ? On doit bien faire quelque chose quand on prend en considération le cas de Krishnee Bunwaree…


La dictature des médias



Le mythe de la beauté n’est pas une affaire qui date de hier. Depuis la nuit des temps l’homme n’a pas cessé de définir ce qu’est la beauté idéale.  Or, définir quelque chose c’est se limiter. Chose que les médias ont fait. En effet, ils ont trouvé ce qui caractérise la beauté. Selon eux, ce serait la minceur.

Il n’y a qu’à regarder  les publicités afin de constater cela. Voyons –nous des femmes qui ont des formes et rondeurs sur nos écrans ? Non ! Elles sont toutes à arborer une taille zéro et qu’importe si cela inflige un complexe à celles dont la nature n’a pas convenu que la taille zéro leur irait.

La présence plus marquée d’anorexiques dans les sociétés aurait dû nous alarmer mais on semble être indifférent face à ce mal. Il m’est souvent arrivé de croiser des jeunes femmes qui se privent de nourriture afin d’arriver à former partie de cette catégorie que l’on nomme  «la beauté par excellence ». Je les ai vu souffrir afin d’atteindre la beauté selon la perspective des médias.

Ce qu’elles ne réalisent pas ce que les médias sont contrôlés par des personnes ordinaires. La seule différence entre nous et eux, c’est qu’elles sont affluentes.  Qu’est-ce-qui leur donne le droit de définir ce qu’est la beauté ?  La beauté est subjective. Ce qui est beau pour eux, peut ne pas être beau pour une autre personne.

La dictature jadis empêchait les gens de s’exprimer, de nos jours la dictature des médias empêche les gens de réfléchir. Elle cherche à contrôler la façon dont pensent les gens. Elles utilisent les normes de la société et les simplifie en les mettant dans les publicités.  A force de nous bombarder avec leurs images, leurs messages ont fini par prendre ce que les médias nous présentent pour acquis.

Elles sont nombreuses à s’affaiblir chaque jour afin d’atteindre cette beauté mythique que les médias les imposent.  La beauté physique semble être un mythe qui fait rêver beaucoup de jeunes femmes qui essayent de fasciner les hommes… Mais, à quel prix ? 

Sunday, 5 August 2012

Le mariage, une institution archaïque ?



Quitte à paraitre fleur bleue, j’écoutais en boucle Marry your daughter de Brian McKnight la dernière fois. Portée par un élan romantique, chaque parole ne manqua pas de me faire frémir. 
“very soon I'm hoping that I...
Can marry your daughter
And make her my wife
I want her to be the only girl that I love for the rest of my life
And give her the best of me 'til the day that I die, yeah
I'm gonna marry your princess
And make her my queen
She'll be the most beautiful bride that I've ever seen
I can't wait to smile
When she walks down the aisle
On the arm of her father
On the day that I marry your daughter”,
chantait ce cher Brian Mcknight.
Et moi je m’imaginais avec une superbe robe blanche et ma longue traine et mon père me menant vers l’autel. Je dois sans doute vraiment paraitre fleur bleue mais bon…C’est beau de rêver non ?
Par les temps qui courent,  je crois que je devrais peut-être me contenter de rêver…Le divorce ne cesse d’accroitre et le concubinage qui était autrefois un « interdit » est maintenant à la mode.  A ce rythme, ma foi j’estime que bientôt le mariage sera en voie de disparition. Nous avons de nos jours des certificats de concubinage et des divorces party. A croire que le temps où les mariages avaient toujours de l’importance est révolu.  
Certains argueront qu’autrefois la réputation était tellement importante qu’il fallait mieux se passer la corde au cou afin de jouer les bonnes familles de peur du « qu’en dira-t-on »  bien que l’on ne pouvait pas se voir en peinture. Alors que d’autres mettront de l’avant le fait que nous vivons maintenant dans une société qui banalise l’engagement…

Qui a raison et qui a tort ? La dernière fois une collègue m’avait avancé que si un couple ne marche plus c’est parce que les deux personnes ont arrêté de faire des efforts afin que cela puisse marcher. Ils sont nombreux à se jurer « pour le meilleur et pour le pire », mais une fois marié ont plus en tête « pour le meilleur sans le pire ». Les mariages sont en grande pompe et les séparations toutes aussi fracassantes…
Le problème serait peut-être que les personnes ne savent pas vraiment ce que c’est que le mariage. Ils sont nombreux à se marier sur un coup de tête. On tombe amoureux un jour et du jour au lendemain on décide de convoler bien que l’on ignore le rôle que chacun joue au sein du foyer.  Après tout, le mariage n’est pas simplement un engagement mais aussi une décision dont on ne cessera de faire les frais si on l’a mal pris... On veut bien vivre le meilleur avec notre conjoint mais on compte sur l’Etat pour le pire.
On m’a un jour dit que le mariage n’est qu’une façon de concrétiser ce que deux êtres ressentent l’un pour l’autre.  Alors, avons-nous maintenant peur de passer vers une autre étape de l’amour ? Ou alors nos sentiments sont maintenant qu’un feu de paille ? La question se pose…


Credit photo: internet.

Wednesday, 1 August 2012

Les contes de fées : mythe ou réalité ?



Le prince charmant aurait-il troqué son collant, son cheval blanc ainsi que son royaume contre une voiture de sport, un smoking, un Smartphone, en plus d’un compte en banque bien rempli ? « Il était une fois » où nous n’avions qu’à perdre une paire de chaussure pour le voir débarquer celui-là…

 Le prince charmant, l’emblème même de l’homme parfait.  Il est valeureux, beau, courageux, protecteur, fort, passionné, romantique, loyal, honnête, respectueux. C’est un chevalier qui est prêt à se battre contre vents et marées pour sauver sa dulcinée.  Enfin bref, on l’avait compris c’est l’homme parfait !

Il a fait couler beaucoup d’encre celui-là ! On a très bien vite compris qu’il n’était que le fruit d’un idéal inatteignable après s’être rendue compte qu’il n’existe pas…A croire qu’on nous a bien berné pendant l’enfance.   Et si nous n’interprétions pas les contes de fées au premier degré et que nous nous rendions compte qu’il y a une part de vérité dans ces histoires ? Que se passerait-il si les contes de fées n’étaient pas un mythe mais une réalité ?  

Un archétype peut être qualifié  comme étant un modèle de base ou un symbole universel.  Les contes de fées sont des histoires archétypales qui ont pour objectif de dicter aux enfants la façon de se comporter en société. Quelles meilleure manière de montrer aux enfants l’ensemble des normes sociales qu'à travers  des histoires ?

Les gamines s’identifient à la princesses et les gamins bien entendu au prince. Ces représentations projettent souvent une version stéréotypée des relations amoureuses entre les hommes et la femme. La princesse est douce, grâce, a la classe, est belle, féminine, gentille, jamais capricieuse et est la demoiselle en détresse par excellence.  On pourrait la taxer de passive. Elle est tout le temps à attendre que son prince charmant vienne la sauver des griffes du méchant sans même levé le petit doigt. Le prince charmant est quant à lui fort, brave et astucieux. Toute  « l’action » du conte de fée repose sur lui.  C’est grâce à ce cher prince charmant que la princesse sera délivrée et qu’elle aura la possibilité d’être heureuse.  

En d’autres mots, on sous-entend que la femme est incapable de prendre son destin en main. Prenons la belle au bois dormant et blanche-neige par exemple, leur vie est toutes deux mise en sursis jusqu’à ce que le prince charment vienne les secourir et Rapunzel aussi. Si le prince n’était pas venu à la rescousse Blanche-neige et la belle au bois dormant elles auraient étaient toutes les deux plongées dans un sommeil pour l’éternité et Rapunzel aurait passé le reste de sa vie dans sa tour d’ivoire. Cela sous-entend que la vie d’une femme a un sens seulement quand un homme débarque dans sa vie.  

Serait-il temps de créer de nouveaux contes de fée ?  Il y a tant de jeunes filles ou femmes qui attendent le fameux prince charmant ou plutôt l’homme idéal. Elles sont déçues et restent dans leur petit confort comme plongée dans un sommeil comme la Belle au bois Dormant. Elles attendent en vain l’homme qui ne chamboulera pas leur vie. Celui qui répondra à leur critère. Qui ne dérangera pas leur confort, leur valeurs et surtout leur indépendance. Elles vivent dans une illusion.
Le prince charmant est parfois pas aussi charmant que cela. En chaque homme se trouve un prince charmant…


 Photo du film "enchanted" et de ads of the world.