Thursday, 13 September 2012

Le mouvement collectif incite à l’individualisme



Il me semble que de nos jours, le terme « individualisme » soit devenu incontournable afin de caractériser la société dans laquelle nous évoluons. A croire que c’est l’esprit du temps moderne. Au lieu de le voir comme une victoire de l’autonomie, nous avons souvent tendance à percevoir l’individualisme comme étant une chose négative. Nous le condamnons, nous en parlons mais nous ne nous demandons jamais pourquoi les gens deviennent de plus en plus individualistes.
Selon Alexis De Tocqueville, « L’individualisme est un sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à  s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis ; de telle sorte que, après s’être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même ». Il est bon de faire ressortir qu’il ne faut pas confondre l’individualisme avec l’égoïsme. L’égoïsme est « un amour passionné et exagéré de soi-même, qui porte l’homme à ne rien rapporter qu’à lui seul et à se préférer à tout », estime Tocqueville. Si l’égoïsme considère que ses intérêts personnels, l’individualiste au contraire prend en considération l’intérêt des individus.
L’individualiste ne s’oppose pas à la société. Il ne fait que revendiquer sa personne. Nous vivons dans un monde où le « moi » triomphe sur le « nous ». On prône le « je pense donc je suis ». En fait, l’individualisme est une construction de soi qui promeut le « moi » au détriment de la société. Mais qu’est-ce-qui conduit à l’individualisme ? Qu’est-ce-qui pousse l’individu à oser le « je » ? Pourquoi ce culte de soi ?
La déception que provoquent les mouvements collectifs amène souvent à valoriser la sphère privée. L’individu a se met alors en tête que poursuivre son propre intérêt aboutira à un meilleur résultat.  L’individu contemporain se démarque de la masse. S’affirme et réfléchi. Cette autonomie conduit souvent à l’innovation. L’individu en se démarquant du lot a l’indépendance de pensée. Le citoyen en a marre que l’on promeut l’intérêt générale à son détriment. Il aspire à défendre sa vision des choses.
Il exprime sa façon de voir les choses différemment de celle de la masse. Il se distingue de par ses idées, ses opinions et ses actes. Il construit sa propre identité et de ce fait conduit à son épanouissement. Il passe du citoyen passif à l’acteur de sa vie… L’individualisme pourrait être un genre « d’émancipation » si on veut.

Saturday, 8 September 2012

Nouveau parti = nouvelle ère ?



Un nouveau parti vient tout juste de faire son entrée dans l’arène politique le mercredi 23 août à l’hôtel Saint Georges. Il se nomme Ralliement Citoyen pour la Patrie (RCP). Un parti composant essentiellement d’expatriés notamment de Parvez Dookhy président, Shabana Raman secrétaire et Yannick Cornet Vice-président.
Le RCP n’a pas manqué de provoquer de vives discussions à son sujet, d’ailleurs on le perçoit déjà comme étant le parti révolutionnaire. Devons nous blâmer cet engouement sur le fait que  l’entrée du RCP a été très médiatisé ou que les membres soient tous jeunes ?
Comme quoi tout nouveau, tout beau ! Une chose est sûre : tous les espoirs d’une nouvelle république semblent reposer sur eux.  Ils sont nombreux à m’avoir fait les éloges de la « troisième force politique ». Je ne veux surtout pas jouer au trouble-fête mais  je ne suis pas aussi emballée que cela.
C’est joli tout ça d’avoir des rêves et des ambitions. Mais voilà, moi je ne suis pas pour l’abstrait mais le concret. Jusqu'à présent, je n’ai pas entendu parler de leurs projets si ce n’est qu’ils veulent apporter du changement et qu’ils sont contre la corruption. Ils peuvent se vanter d’avoir les medias à leur actif mais ce n’est pas suffisant.
J’en ai mis du temps avant d'avoir d’écrire sur eux. Faute de temps récemment.  Pendant ce lapse de temps écrouler, je me suis rendue compte qu’on ne parle même plus d’eux à présent.  Mais où est donc passé le RCP ? J’ai entendu certaines personnes avancer qu’ils finiront par se laisser influencer par les grands partis politiques. Plutôt négatif non ?
Quoiqu’il en soit, le RCP a du pain sur la planche. Maintenant qu’ils ont pu « se faire un nom », il est grand temps de mettre la main à la patte. Se mettre à la recherche de partisans qui veulent bien investir dans leur parti. Je suis sûr qu’ils arriveront à trouver des personnes qui partagent leurs idéaux. Il faudra aussi savoir convaincre les conservateurs…
Enfin, je leur souhaite bonne chance en espérant que les choses vont changer. Loin de moi l’idée de démoraliser les gens qui croient ardemment qu’ils arriveront à faire du changement. Comme je l’ai mentionné plus haut, je suis pour le concret et non pour l’abstrait. Mon jugement  se fera baser sur les actions avenir…

Et si je devais mourir demain?



Il est midi, l’heure où tous les bureaucrates se hâtent dans les rues de Port-Louis pour un rendez-vous galant ou pour se trouver la meilleure place au resto du coin.  Elle se fraie un chemin parmi la foule de passants agités. Perdue dans ses pensées, elle ne remarque même pas la voiture qui fonce tout droit sur elle. Ils la fixent tous comme si elle avait perdu la tête. Elle ne comprend pas, s’arrête et les dévisage. Que pouvaient-ils bien lui vouloir ? Elle se retourne et réalise qu’elle a manqué de prêt de se faire renverser par une voiture.
Elle l’avait échappé belle ! Et pourtant, et elle ne peut s’empêcher de se laisser submerger par des pensées morbides. Et si je devais mourir aujourd’hui ? Mourir…Mais qui y a-t-il après la mort ? Le néant ? « Car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière », lui revint à l’esprit comme une illumination…
C’est fou, notre vie ne tient qu’à un fil et pourtant, souvent on la gaspille dans des broutilles. On ne voit pas passer les heures, les journées et les années que l’on passe à courir derrière nos ambitions. Comme si les atteindre nous permettrait de donner un sens à notre vie. Les acquérir ne sert qu’à ajouter un « trophée » à dans la liste des choses que nous avons réussi à accomplir.
Je me demande ce que j’aurais à dire si je devais mourir demain. « J’ai passé ma vie à étudier ». Voilà qui semble plutôt réjouissant. Notre vie est centrée sur le fait d’avoir des bouts papier qui certifient que l’on a passé sa vie à étudier. Est-ce-que c’est ça vivre ?  
Quand on est petit on te dit « apprends et pourras t’amuser en secondaire ». Quand t’es enfin en secondaire c’est la même chose. Tu crois que c’est fini après ca ? Eh bien t’as tort. Te voilà entré à l’université et puis hop dans le boulot. Quand s’arrête-t-on de travailler afin de gouter aux plaisirs de la vie ? 

Credit photo: Internet

Friday, 7 September 2012

He’s just not that into you



« Laisse tomber, il te mérite pas » ou « He’s just not that into you », une comédie romantique qui dresse le portrait assez péjoratif, burlesque et libérateur de l’incompréhension entre hommes et femmes ne m’a pas laissé indifférente.   Centré autour de jeunes femmes brillantes en quête éperdue du grand  amour. J’étais là bien loin des histoires à deux balles…
On les connaît toutes par cœur. La jeune fille se fait plaquer par son mec et elle va se consoler dans les bras d’un autre. L’autre gars est juste un simple ami au commencement. Ils font sembler de s’aimer afin de rendre jaloux son ex et l’ex réalise son erreur. Il décide de retourner avec la fille et juste à ce moment-là, l’ami réalise qu’il ressent quelque chose pour la fille. Croyant qu’elle est heureuse avec son ex, l’ami décide de changer d’endroit.  La fille fini par se rendre compte qu’elle est tombée amoureuse de son ami et va à sa recherche. Ils se disent qu’ils s’aiment et tout est bien qui fini bien.
Bref, c’est tellement prévisible !  Ce qui n’a pas du tout été le cas en ce qui concerne «he’s just not that into you ». Le film tourne autour de Gigi, une jeune femme qui ne cesse de se faire tout un film dès qu’elle rencontre quelqu’un. Elle rencontre Conor un soir et estime qu’il pourrait être le bon. Un sentiment que Conor ne semble pas partager. Dès qu’ils se disent aurevoir et ont le dos tourné, Conor téléphone à Anna.
Tout au long du film, Gigi attend en vain l’appel de Conor pensant que les sentiments étaient réciproques.   Son ami Janice quant à elle, lui  trouve des excuses afin de relativiser les choses mettant de l’avant que Conor va l’appeler alors qu’il n’est nullement intéressé.
Cela m’a fait songer à l’hypocrisie de l’amitié dans certains cas. C’est vrai quoi. Parfois, c’est clair comme de l’eau de roche que quelqu’un est loin du monde d’être intéressé.  Et pourtant, vos amis ne cessent de vous sortir des prétextes afin d’essayer de trouver des excuses aux mecs. Ne serait-il pas plus facile si l’on été honnête et que l’on s’avouait entre amis que le mec n’a strictement rien à cirer !?! Cela épargnerait de faux espoirs et éviterait de se faire tout un film.
« Girls are taught a lot of stuff growing up. If a guy punches you he likes you. Never try to trim your own bangs and someday you will meet a wonderful guy and get your very own happy ending. Every movie we see, Every story we're told implores us to wait for it, the third act twist, the unexpected declaration of love, the exception to the rule. But sometimes we're so focused on finding our happy ending we don't learn how to read the signs. How to tell from the ones who want us and the ones who don't, the ones who will stay and the ones who will leave. And maybe a happy ending doesn't include a guy, maybe... it's you, on your own, picking up the pieces and starting over, freeing yourself up for something better in the future. Maybe the happy ending is... just... moving on. Or maybe the happy ending is this, knowing after all the unreturned phone calls, broken-hearts, through the blunders and misread signals, through all the pain and embarrassment you never gave up hope.  » Une citation, du film qui en dit long.
Pourquoi trouver des prétextes aux hommes? C’est très simple pourtant. Si un homme ne nous aime pas, il est évident qu’il ne va pas vous texter ou vous appeler. Il est clair et net qu’il ne nous aime pas. Pourtant, on persiste à vouloir croire qu’il doit avoir une bonne raison pour ne pas le faire. « Il doit sans doute être intimidé par toi », « il vient de sortir d’une relation, laisse lui du temps » ou encore « il t’aime mais il ne sait pas comment te le montrer ». Peut-etre que c’est ce desir d’aimer et d’être aimer en retour qui nous illusionne. On se met a croire qu’on est pas la seule a tomber amoureuse…