Friday, 7 September 2012

He’s just not that into you



« Laisse tomber, il te mérite pas » ou « He’s just not that into you », une comédie romantique qui dresse le portrait assez péjoratif, burlesque et libérateur de l’incompréhension entre hommes et femmes ne m’a pas laissé indifférente.   Centré autour de jeunes femmes brillantes en quête éperdue du grand  amour. J’étais là bien loin des histoires à deux balles…
On les connaît toutes par cœur. La jeune fille se fait plaquer par son mec et elle va se consoler dans les bras d’un autre. L’autre gars est juste un simple ami au commencement. Ils font sembler de s’aimer afin de rendre jaloux son ex et l’ex réalise son erreur. Il décide de retourner avec la fille et juste à ce moment-là, l’ami réalise qu’il ressent quelque chose pour la fille. Croyant qu’elle est heureuse avec son ex, l’ami décide de changer d’endroit.  La fille fini par se rendre compte qu’elle est tombée amoureuse de son ami et va à sa recherche. Ils se disent qu’ils s’aiment et tout est bien qui fini bien.
Bref, c’est tellement prévisible !  Ce qui n’a pas du tout été le cas en ce qui concerne «he’s just not that into you ». Le film tourne autour de Gigi, une jeune femme qui ne cesse de se faire tout un film dès qu’elle rencontre quelqu’un. Elle rencontre Conor un soir et estime qu’il pourrait être le bon. Un sentiment que Conor ne semble pas partager. Dès qu’ils se disent aurevoir et ont le dos tourné, Conor téléphone à Anna.
Tout au long du film, Gigi attend en vain l’appel de Conor pensant que les sentiments étaient réciproques.   Son ami Janice quant à elle, lui  trouve des excuses afin de relativiser les choses mettant de l’avant que Conor va l’appeler alors qu’il n’est nullement intéressé.
Cela m’a fait songer à l’hypocrisie de l’amitié dans certains cas. C’est vrai quoi. Parfois, c’est clair comme de l’eau de roche que quelqu’un est loin du monde d’être intéressé.  Et pourtant, vos amis ne cessent de vous sortir des prétextes afin d’essayer de trouver des excuses aux mecs. Ne serait-il pas plus facile si l’on été honnête et que l’on s’avouait entre amis que le mec n’a strictement rien à cirer !?! Cela épargnerait de faux espoirs et éviterait de se faire tout un film.
« Girls are taught a lot of stuff growing up. If a guy punches you he likes you. Never try to trim your own bangs and someday you will meet a wonderful guy and get your very own happy ending. Every movie we see, Every story we're told implores us to wait for it, the third act twist, the unexpected declaration of love, the exception to the rule. But sometimes we're so focused on finding our happy ending we don't learn how to read the signs. How to tell from the ones who want us and the ones who don't, the ones who will stay and the ones who will leave. And maybe a happy ending doesn't include a guy, maybe... it's you, on your own, picking up the pieces and starting over, freeing yourself up for something better in the future. Maybe the happy ending is... just... moving on. Or maybe the happy ending is this, knowing after all the unreturned phone calls, broken-hearts, through the blunders and misread signals, through all the pain and embarrassment you never gave up hope.  » Une citation, du film qui en dit long.
Pourquoi trouver des prétextes aux hommes? C’est très simple pourtant. Si un homme ne nous aime pas, il est évident qu’il ne va pas vous texter ou vous appeler. Il est clair et net qu’il ne nous aime pas. Pourtant, on persiste à vouloir croire qu’il doit avoir une bonne raison pour ne pas le faire. « Il doit sans doute être intimidé par toi », « il vient de sortir d’une relation, laisse lui du temps » ou encore « il t’aime mais il ne sait pas comment te le montrer ». Peut-etre que c’est ce desir d’aimer et d’être aimer en retour qui nous illusionne. On se met a croire qu’on est pas la seule a tomber amoureuse…

Friday, 24 August 2012

Les ex-inséparables



Un dernier baiser comme pour se dire adieu. Il ôte une mèche de cheveux de mes yeux, je croise son regard et nous restons tout deux silencieux. Le silence ne m’a jamais semblé aussi assourdissant. Mon cœur bat à la chamade pendant que des voix dans ma tête ne cessent de me répéter de le « retenir ».
« Le retenir »…Mais à quoi bon ? Parfois les gens s’obstinent à s’attacher à quelqu’un bien qu’ils savent très bien que la relation ne marche pas.  Tout simplement parce qu’ils se sont habitués à la personne et qu’ils n’arrivent pas à concevoir leur quotidien sans elle. Il n’est là pas question de sentiment, en fait c’est tellement routinier que se projeter dans l’avenir sans elle bousculerait leur train-train quotidien. Ils ont peur de quitter leur petit confort afin de s’aventurer dans l’inconnu.
On a tout de même fondé toute une vie sur cette personne. Repartir à zéro serait certainement difficile. Mais doit-on se condamner à rester dans une relation malsaine à notre propre détriment ? Il est pénible de rompre avec quelqu’un car rompre serait renoncé aux rêves, aux espoirs et aux idéaux qu’on a eu la première fois qu’on a réalisé qu’on éprouvait quelque chose pour l’autre.
Hormis cela, il y a aussi la peur du futur. Vais-je me retrouver seule ? On commence à songer à la vie sans l’autre. A espérer retomber amoureux un jour et se réinvestir dans une autre relation sans avoir peur de vivre la même chose…L’échec, la désillusion…Et pourtant, parfois il faut juste savoir manier l’art de savoir lâcher prise quand la relation ne marche plus.
Je me noie dans mes pensées. Hier encore je le voyais dans mes plans et aujourd’hui il ne figure plus dans mon futur. Il m’avait pris dans ses bras et m’avais porté sous ses ailes. Faut croire que cela n’a pas suffi puisqu’aujourd’hui je pense à l’exclure de mon avenir…
Je ne veux pas être une de ces personnes. Ces affectifs dépendants qui n’arrivent pas à renoncer à une relation simplement parce qu’ils ne veulent pas être seuls.  Qui éprouvent sans cesse un besoin d’être avec quelqu’un afin de sentir aimé, peu importe s’ils ne ressentent plus la même chose ou si la relation est loin de leur satisfaire.
Et je compte les minutes, les heures et les jours qu’on a été heureux. Je me rappelle de notre toute première rencontre. Une larme coule sur mon visage comme pour me dire qu’aujourd’hui s’achève un chapitre de ma vie. Il essuie mes larmes alors que je soupire que « c’est bel et bien fini ». Un bonheur inachevé et des moments passés qui vont bientôt sombrer dans l’oubli.
Parfois il faut savoir suivre son chemin aux dépens d’une personne. Vaut mieux être seule qu’être accompagné et évolué dans une relation malsaine. Aussi vrai qu’on peut s’aimer à un moment de notre vie, à un autre on peut sentir le désir de vouloir le quitter.

Credit photo: internet.

Wednesday, 22 August 2012

Ressasser le passé



Parcourir l’album photos de son enfance, se remémorer les années du lycée,  se rappeler des amours passés, tant de reflexes qui laissent transparaitre une envie de ressasser le passé…Le temps passe si vite que parfois on prend le temps de s’arrêter afin de se demander où sont passée les années. Histoire de faire une relecture de sa vie pour s’amener à prendre conscience de ce qu’on a été et ce qu’il est advenu de nous.

Après tout, qu’il soit heureux ou malheureux  le passé c’est ce qui nous définit. Søren Kierkegaard a un jour avancé qu’ « On ne peut comprendre la vie qu'en regardant en arrière ; on ne peut la vivre qu'en regardant en avant.» . Peut-être que c’est pour cette raison qu’on éprouve souvent le besoin de regarder en arrière. On a besoin de comprendre ces moments passés qui nous ont un jour définit.

Des personnes qui faisaient jadis parties de notre quotidien et qui du jour au lendemain disparaissent sans laisser de trace comme si toutes ces années ne représentaient rien pour eux. Un ami qui finit par redevenir un étranger, un amour perdu qui plonge tout à coup dans l’oubli. Tant de personnes qui bouleversent toute une vie et puis qui disparaissent et vous laissent qu’avec des souvenirs. Un beau jour tu te retrouves à faire ton deuil et à te concentrer sur tes nouvelles rencontres…

C’est fou comme l’être humain peut oublier ! D’un trait, on efface toute une vie. Devons-nous blâmer ce reflexe sur notre instinct de survie ?  Renoncer au passé afin de se projeter dans l’avenir pour ne plus être prisonnier de son passé. Après tout, « le passé ne sert qu'à l'avenir, rien ne sert de s'y attarder » a un jour déclaré Mick Bimthlay.

A quoi bon s’attacher à ce qui n’existe plus ? Il faut laisser le passé au passé… Il y a tant de choses que j’aimerais revivre mais je me dis qu’il ne sert à rien d’espérer pourvoir les revivre.  Je garde les bons souvenirs et j’en tire des leçons des mauvais…Mon passé c’est mon identité. Mes valeurs, mes erreurs, mes croyances et mes déceptions et ma connaissance. Je ne peux pas m’en défaire ni le revivre. Je ne peux qu’en tirer profit. 

Saturday, 18 August 2012

L’inconnu du bus




Assise dans le bus, plongée dans un livre. La sonnette retentit et voilà qu’il monte…Grand, musclé, bronzé, séduisant avec d’immenses yeux verts et des cheveux châtains. Je le regarde du coin de l’œil me sourire. On dit que l’attirance instantanée n’a besoin que d’un flash ou d’un regard. Une émotion éphémère qui ne dure pas plus longtemps qu’un flash, Souvent accompagné d’émotions intenses qui donnent l’impression de flotter sur un nuage.
Je crois que c’est ce qui m’est arrivé ce jour-là. Je ne le connaissais pas et pourtant j’eus une soudaine envie de le connaitre. Je feignis être absorbée par mon livre alors que ce n’était pas du tout le cas. Sa démarche, son style, et  son sac en bandoulière me donnaient l’impression qu’il était un artiste. Qui sait c’est peut-être que son sac regorgeait de croquis. Et je me mise à imaginer quel genre de vie il a, les conversations qu’on aurait pu avoir…C’est fou ce qu’on peut donner libre recours à notre imagination quand on ne connait pas quelqu’un !
Dans un état de rêverie, je ne m’aperçois même pas qu’il s’est assis tout juste à côté de moi jusqu’à ce que son épaule frôle le mien. Je leve les yeux et je croise son regard. Ses magnifiques yeux verts ne manquent pas de m’éblouir au passage. J’ai tant de choses à lui dire et pourtant aucun mot ne semble sortir de ma bouche. Un temps indéfini s’écroule pendant lequel ma frustration grandit. « Et si je dis une connerie ? », me demandai-je. Il me parle, je bois ses paroles bien que je ne comprends rien.
« Je n’existe que dans la mesure où j’existe pour autrui, à la limite : être c’est aimer », a un jour avancé  le philosophe français Mounier Emmanuel. Il est tellement difficile d’aborder un inconnu surtout quand l’inconnu s’avère être un bel homme. Bien que nous ayons ce désir, cette curiosité d’apprendre à connaitre  l’autre, notre timidité et la peur du rejet nous désarment à tel point parfois que nous nous contraignons à la retenue et ne pas oser franchir le pas. Dans mon cas, je m’étais contrainte à me taire et à sourire bêtement.
Et puis il y a aussi la question de : « et si je l’aborde et il s’avère être tout le contraire de ce à quoi je m’attendais? ». Parfois on s’éblouit d’un regard, on s’emballe et puis on finit par être déçu de ce que l’on découvre. On se fait tout un film et la désillusion est tout aussi amère que l’éblouissement fut doux. On se rend compte qu’on a craqué pour la personnalité qu’on a inventée pour l’autre. Notre attachement était basé sur une personne fictive.
Les minutes défilèrent pendant lesquelles il me parlait de la pluie et du beau temps. Une conversation tellement futile et pourtant j’étais heureuse.  Aucun doute je semblais lui plaire aussi. J’étais sur un petit nuage bien qu’il n’était ici pas question de sentiment. Il était claire que j’étais attirée mais rien de plus, rien de moins.
C’est fou de nos jours on confond souvent l’amour et l’engouement. Ils sont nombreux à clamer être amoureux dès qu’ils croisent un personne séduisante alors qu’ils sont juste épris. L’amour c’est bien plus que cela. L’entichement est un état engendré par l’attirance qui est un état éphémère. Or, aimer c’est être la meilleure amie de l’autre tout en étant bien plus que cela. C’est connaitre ses qualités et ses défauts et l’accepter tel qu’il est. Et parfois même trouver ses défauts bien plus attrayants car c’est ce qui le rend unique. C’est se sentir épanouie et capable de tout lui raconter. C’est le regarder avec une lueur dans les yeux et se dire avec confiance que c’est avec lui que se trouve notre bonheur.
En rentrant ce jour-là j’étais tout sourire. Cette rencontre est restée gravé dans ma tête. J’ai eu l’impression d’avoir vécu une histoire bien qu’elle fut éphémère. Juste le bonheur d’avoir rencontré quelqu’un qui m’a plu et le plaisir d’avoir plu. Peut-être que cette rencontre n’allait pas être aussi parfaite si j’avais pris le temps de le connaitre. Peut-être alors aurai-je appris des choses qui m’auraient déplu. Mais qu’importe ce n’était qu’un fantasme. Soren Aabye Kierkegaar a un jour déclaré : « A chaque femme correspond un séducteur. Son bonheur, ce n’est que de le rencontrer… »


Credit photo : Internet

Friday, 17 August 2012

Faut-il bannir Facebook?



Facebook est un réseau social qui permet à tout un chacun de créer un profil afin d’y publier des informations dont on peut contrôler la visibilité par les autres personnes.  Facebook se veut une plate-forme qui permet aux gens de se rencontrer grâce à son application « friend suggestion », les amis en commun qu’un utilisateur peut avoir avec un ami ou encore la facilité avec laquelle Facebook permet de « chercher » les personne tout simplement en tapant leur nom.
Véritable outil de communication, Facebook peut aussi être à l’origine de dérapages.  Comme nous l’a récemment démontré les propos sectaires de Krishnee Bunwaree ou encore la publication de photos sans consentement sur la page « jeunes Mauriciennes en chaleur ». Le groupe socioculturel VOH a avancé le mercredi 15 aout qu’afin de prévenir ce genre de dérapage, il vaut mieux bannir Facebook.  « Nous faisons un appel aux autorités de bannir Facebook à Maurice », avait déclaré la VOH.
Bannir Facebook serait-elle la solution ? « Bannir Facebook de Maurice" est ce que vous entendez ce que vous dites!!!! Plus simple "Bannir Internet de Maurice et on n’aura pas accès a ces sites comme dit LOULOU pas pou gagn ni google, yahoo, twitter et autres..." parce que Maurice dès que nous avons un souci, la solution soit Blanc soit Noir comme décision, y'a même pas une réflexion d'une autre solution. Moi mo dir Maurice veut faire comme europe mais nous l'esprit mauricien encore TIPTI, kan pa conn servi internet pas servi!!! ale zoué canette, ale saute lacorde, ale joué la marelle... », a soutenu un internaute sur l’article faisant part que la VOH souhaite l’interdiction de Facebook à Maurice.
« Pas la chine ici », certains seront tenté d’avancer…L’internet peut être utilisé afin d’acquérir la connaissance  mais entre de mauvaises mains, elle peut être une véritable arme destructive. Certains ont essayé de définir ce qu’est l’internet mais en vain. L’internet est un formidable espace de liberté mais qui ne peut être contrôlé.  Pour avoir un meilleur contrôle, faudrait-il le bannir alors ?
Maurice doit-il employer l’offensive contre les réseaux sociaux tout comme l’a fait la chine ? « Les autorités chinoises craignent la diffusion massive d'informations non-contrôlées par le pouvoir et annoncent une surveillance renforcée des sites de microbloging. » Si nous aussi nous adoptons la même attitude, n’allons-nous pas mettre en question la démocratie quand l’on tient en compte le fait que de nos jours, les réseaux sociaux sont les principaux acteurs de la démocratie ?
Les réseaux sociaux ont beaucoup contribué aux rassemblements qui a notamment donné le jour au printemps arabe ou encore dans le contexte mauricien permis à Jameel Perally d’aspirer à réunir « 15,000 youngsters to save our future », bien que l’événement ait été un flop.  Ou encore l’implication des réseaux sociaux dans la chute de Ben Ali. L’internet a aidé un nombre de personnes à militer contre lui grâce à notamment Facebook entre autres…Menant une véritable guerre d’informations afin de contrecarrer l’impuissance des medias traditionnels ou avertir l’opinion internationale sur la répression.
Et maintenant on songe à interdire Facebook…La solution n’est pas d’interdire car après tout, Facebook n’est pas responsable des dérapages. Il n’est qu’un outil mis à notre disposition et c’est aux Mauriciens d’en faire bon usage. Il faudrait notamment les enseigner que l’internet est comme un tableau d’affiche. On n’a pas de contrôle sur ce que nous publions en ligne bien que nous ayons des paramètres de sécurité.  Ces paramètres nous donnent l’illusion que nous avons un « contrôle » alors que ce n’est pas du tout le cas. Il faut savoir ce que nous mettons en ligne. Bien peser ses mots.La solution serait d'éduquer les gens sur ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire sur l'internet.  

Thursday, 16 August 2012

Le mégalomane machiste



La première fois que l’on s’était rencontré c’était l’année dernière. J’étais la petite nouvelle et lui le connaisseur des lieux. On dit que la première impression est toujours la bonne. Faut croire que je suis très perspicace en matière de discernement. Il s’était approché de moi avec ses grands airs. A croire qu’il se prenait pour le coq du village, bien qu’il était loin d’être le seul coq dans la basse-cour…
Réflexion faite, même s’il s’avérait être le seul coq de la basse-cour j’aurais mille fois préféré mourir célibataire.  Cela n’a rien à voir avec son physique, d’ailleurs je ne suis pas superficielle ! Entouré d’un groupe de bécasses monsieur avait l’air d’être dans son élément.  Comme s’il était le maitre des lieux…Je m’étais alors dit que c’était sûr que lui et moi on n’allait jamais être sur la même longueur d’onde.
 Enfin du moins c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’il m’ajoute sur Facebook. On a commencé à se parler, à se lier d’amitié. « La première impression n’est pas toujours la même », m’étais-je dit. Dans le fond peut-être qu’il est gentil. Il est vite devenu altruiste, timide et fort sympathique. Tout doucement, il a commencé à combler ses lacunes par des démarches « bienveillantes » prenant ainsi une place dans mon quotidien. Se servant de sa serviabilité afin de se rendre « indispensable ».  
Il trouvait toujours une occasion afin de se moquer d’autrui. Bien que je prenais cela a la légère, je dois avouer que cette attitude ne manquait jamais de me choquer. Les conversations ne tournaient qu’autour de sa petite personne. Comme s’il était le nombril du monde. Quand il parlait des autres c’était toujours avec dédain. « Elle n’est qu’une couillonne celle-là. Je passe mon temps à la casser », avait-il avancé une fois. Quand j’y pense je crois qu’il qualifiait chaque personne qu’il insultait avec ce qui le caractérise…
Toujours persuadé que ses désirs sont des lois, toujours à vanter ses propres mérites. « Moi, je », « Tu sais moi », « moi » ici et « moi » là. Il me saoulait à longueur de journée plongé dans son délire narcissique. Il m’est souvent arrivé de bruler de désir de vouloir l’assommer. Et pourtant je me taisais…Plutôt patiente, je me disais que « bon c’est sa personnalité, c’est juste un tout petit défaut ».
De jour en jour, je constatais qu’il méprisait tout ce que l’autre peut éprouver. A croire que tout ce qui comptait c’était sa petite personne. Il bombait le torse à chaque fois qu’il croissait une femme ou un homme. Il les regardait avec son air de supériorité qui ne manquait jamais de m’indigner à tel point que le tuer m’a souvent traversé l’esprit…
Quant était-il de la modestie ? Comment peut-on espérer être apprécié si on n’accorde pas d’importance à son prochain ?  On vit dans un fantasme de toute-puissance jusqu’à ce qu’un jour on se leve et qu’on réalise que la seule personne qui nous apprécie c’est nous-même. Comment peut-on vivre ainsi ? Ne jamais supporter qu’autrui ait plus que soit et être prêt à l’écraser sans culpabilité sous prétexte qu’il a fait l’erreur de mieux faire que moi. Enfin quand la folie des grandeurs nous tient !
Il a vite finit par se transformer en tyran. Imposant ses volontés et sa façon de voir les choses. Je me rappelle de la fois où il s’était auto invité à l’une de nos sorties. Sans gêne il avait alors déclaré :  « je viens avec vous ». Comme s’il prenait pour acquis le fait que nous allions accepter sa présence sans broncher.  Quand j’y pense peut-être qu’il croyait que nous allions être honorées par sa présence. Chose qui n’a pas du tout été le cas. En fait, sa présence nous insupportait !
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase c’est quand il m’a avancé que j’avais réussit à entreprendre quelque chose tout simplement parce que je suis une femme. S’il pouvait lire mes pensée je suis sûr qu’il serait outré de constater combien mon jargon est riche quand il s’agit d’insulter quelqu’un comme il se doit ! Ce malheureux s’est permis d’insinuer qu’une femme est dans l’incapacité d’avoir des résultats sans user de ses charmes. Quel goujat !  
Et dire que nous sommes au 20eme siècle. Comment peut-on toujours avoir de tels propos ? Quand finira-t-on avec le machisme ? On parle d’égalité de sexes et les hommes pensent toujours de cette manière !? Il semblerait que l’égalité soit qu’un simple concept. Une idée qui inspire beaucoup pour les dissertations mais qui n’est jamais mis en pratique…
 J’en connais beaucoup de mégalomane machiste. Parfois il est notre ami, un collègue, une connaissance ou un supérieur.  Dans la majeure partie des cas, ils sont loin d’être beaux.  Ils sont seulement des êtres qui ont une grande estime pour eux-mêmes. Ils pensent qu’ils sont des grands manitous alors qu’ils sont que des personnes qui vivent du regard admiratif des autres. Ils sont souvent des personnes simplement intelligentes et brillantes mais qui cachent pourtant des faiblesses. Ils ont souvent un manque de personnalité et un besoin d’amour qu’ils masquent derrière une façade de « supériorité ». Ils pètent souvent plus haut que leurs culs.

Credit photo: internet

                                                              
  

Tuesday, 14 August 2012

Le gentleman 2.0



Qu’est-ce un gentleman ?
Pour certaines il serait
1)      Un homme qui tire légèrement le siège afin d’inviter une femme à s’asseoir.
2)      Un homme qui laissera la femme choisir en premier les plats mais c’est lui qui passera la commande du dîner
3)      Un homme qui fera quelques compliments discrets à une dame sur sa toilette pendant une soirée
4)      Un homme qui tient la porte aux femmes afin qu’elles puissent passer en premier
5)      Un homme qui cède sa place aux femmes âgées dans le bus
Enfin du moins ce que je croyais…Apparemment en 2012 le gentleman aurait décidé de changer et s’adapter à la nouvelle ère. Oui en effet, le gentleman par excellence répond à tous les textos et les courriels. Il ne prend pas de numéros qu’il ne compte pas utiliser.
Plutôt transparent, il n’a guère besoin de mentir. Il sait ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas. Il n’est point nécessaire de jouer au chat et à la souris avec celui-là. Soit vous lui plaisez ou vous ne lui plaisez pas. Point bar. Il a le courage de faire part de ses envies. Choses que la plupart des hommes ne savent pas faire.
Le gentleman 2.0 n’accepte pas de femmes qu’il ne connait pas. Vous ne verrez pas un de ses commentaires sur toutes les photos des minettes qui ont confondu Facebook avec un site de femmes aux mœurs légères. Non mesdames le gentleman 2.0 vaut beaucoup plus que ça.
Ne vous attendez pas à ce qu’il « like » une de vos photos afin de faire humble connaissance. Ce n’est pas du tout sa technique. Monsieur est plutôt discret. Il commente sur vos statuts ou apprend à vous connaitre grâce au chat prive.
Oui le gentleman 2.0 est un homme qui fait les choses qu’aucun autre homme ne songerait à faire sur la toile. Il le fait de la seule manière que seul un gentleman pourrait le faire…


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