Monday, 30 July 2012

La laïcité serait-elle une forme d’intolérance ?



La laïcité est née de la révolution française en 1789. Elle pourrait être résumée comme étant une séparation entre la société civile et la société religieuse. Elle avait pour objectif la neutralité de l’Etat. La laïcité résulte de l’autonomisation de la vie politique et sociale par rapport au fait qu’autrefois l’église avait le plein pouvoir en Occident.   
La laïcité française veut dire que l’on n’a pas e droit d’exprimer notre foi en public. Par conséquent, cela sous-entend bien évidemment que les filles de foi musulmane n’ont pas le droit de porter le voile, les garçons juifs n’ont pas le droit de porter leur kippa et les chrétiens n’ont pas le droit d’arborer leur croix. Ce qui signifie biensûr  que si il y a un jour férié selon votre religion,  bien c’est un jour normal car le fait d’être français passe avant tout.   D’ailleurs, la laïcité est une valeur nationale pour les français.  
On a tous tendance à croire que la laïcité réduit les tensions que provoque la religion.  Or, je suis loin d’être une adepte de cette école de pensée. Je fus frappée la dernière fois par une discussion qui s’est déroulé pendant mes cours. Une fille qui a fait ses études en France soutenait que « les musulmans en France devraient s’exiler s’ils ne sont pas d’accord avec la laïcité. La laïcité est une valeur française. Quand tu vis dans ce pays, tu dois te soumettre à la laïcité.    Si tu n’es pas d’accord et bien tu te casses ! », Avait-elle soutenu.  
Je n’ai pas manqué d’étudier l’expression faciale de mes camarades de classe de foi musulmane. Bien qu’ils se soient tus j’ai quand même remarqué qu’ils n’étaient pas restés de marbre (Ils grimaçaient). L’air de rien cette même fille en question n’a pas cessé de fustiger  les musulmans tout au long de la classe. Comme si elle avait une certaine « répugnance » pour cette religion.
Cela m’a rappelé le discours de l’ex président de la république française Nicola Sarkozy après la fusillade à l’école juive. Il avait alors déclaré que  «c'est l'ensemble de la République française qui est touché par ce drame abominable» Il avait reconnu que les victimes juives étaient française. Cependant, quelques jours après le drame il avait déclaré :   «à la cantine nous voulons les mêmes menus pour nos enfants qui sont tous des enfants d’une République laïque». Or, les juifs pratiquants ne peuvent pas prendre « les mêmes menus » car ils peuvent consommer que de la nourriture cachère. Plutôt aberrant…
Je crois fermement que la diversité des croyances, des pratiques et des façons d’être incitent à tout un chacun de faire des efforts afin de faire preuve de tolérance. Or l’idéal de la laïcité française semble promouvoir une certaine « uniformité ». Une homogénéité qui pointe du doigt tous ceux  qui sont « atypiques ». Et puis, que fait-on de la liberté religieuse quand l’on tient en compte que la laïcité tend à répudier tout ce qui pourrait nuire au paysage laïc.   
Okay d’accord les immigrants qui ne sont pas d’accord avec la laïcité n’ont qu’à rentrer au bercail mais que fait-on de ces français qui sont nées en France mais qui sont pratiquants ? Doivent-ils s’exiler ? La question se pose…
Je dois avouer que j’aimerai bien que l’on promouvoit la laïcité à Maurice quand il advient de voter pour un Parti. Ils sont nombreux à mettre en avant le fait qu’ils sont de telle ou telle religion pour voter et clamer que la religion et la politique sont indissociables. Cette façon de penser embrouille souvent leur jugement mais bon je n’aimerai pas que l’on adopte la laïcité qui promouvoit une intolérance comme je l’ai mentionné plus haut. . Mais bon, il serait grotesque d’adopter la laïcité française à Maurice quand l’on tient en compte que l’Etat mauricien reconnait toutes les religions, les communautés et toutes les langues qu’elles soient européennes, africaines ou orientales. Le système mauricien en lui-même rejette la laïcité.

 P.s : mon intention n’était pas de blesser les français qui liront cet article mais juste essayer de faire le point sur la laïcité. Je sais que je dois sembler provocatrice étant donné que la laïcité est une valeur nationale et que je ne suis pas française. 
(La photo ne m'appartient pas)

Sunday, 29 July 2012

Le Mauricien et le mythe de l’étranger



Etant mauricien, on a souvent rencontré ces personnes qui mettent de l’avant que « ah ! Tu sais en France ce n’est pas comme ça ! » « Ah ! Si on était en Angleterre, les choses auraient été autrement. » Comme quoi, l’herbe est toujours plus verte ailleurs...Paradoxalement, ce sont toujours ces mêmes personnes  qui quand ils rentrent dans leur pays d’adoption, seront à crier haut et fort « Mo ti Moris mank mwa ». Faudrait savoir ce qu’on veut dans la vie !
Ce qui caractérise ces personnes ? Leur accent « arrangé » et le fait qu’ils font souvent semblant d’avoir oublié comment on parle le créole dès qu’ils mettent les pieds à Maurice. Plus « français » ou « anglais » ou toute autre nationalité que celle d’être mauricien qu’eux tu meurs ! Ce qui est aberrant c’est qu’ils prétendent avoir oublié la langue maternelle mais dès qu’ils rentrent dans leur pays d’adoption, ils ont soudainement une illumination et recommence à savoir comment parler leur langue maternelle.
Depuis que j’ai été en âge de comprendre les choses, les gens n’ont pas cessé de clamer qu’à l’étranger c’est mieux qu’à Maurice.  Je me souviens encore de la conversation que j’ai eue avec une vieille dame dans le bus il y a 6 mois de cela. Elle m’avait avancé « qu’à Maurice il n’y a pas d’avenir et qu’ailleurs je serai en mesure d’avoir un plus bel avenir… »
Qu’est-ce-qui me garantit cela ? Premièrement, la vie à l’étranger est bien plus cher qu’à Maurice, deuxièmement, la récession fait  rage en ce moment. Ils sont nombreux à  galérer afin d’avoir un emploie à l’étranger. Qu’est-ce-qui m’assure qu’une mauricienne aura plus de chance qu’un anglais ou un français à avoir un travail ? Ce n’est même pas mon pays natal, priorité aux habitants de ce pays. Et puis il m’est souvent venu de me dire « à quoi bon m’exiler pour aller vivre dans un autre pays quand je pourrais m’offrir tout ce que je veux à Maurice ? Pourquoi quitter mon petit confort ? » Et d’ailleurs, on me rappellera souvent que je ne suis pas anglaise ou peu importe mais Mauricienne..
On n’est pas prêt à faire des petits boulots tels que servir dans les KFC de Maurice mais on est prêt à le faire au Canada ?! Quel est la différence ? Je n’ai jamais compris cette attitude de nos compatriotes. Tu n’es pas prêt à faire le sale boulot dans ton pays mais tu es prêt à te rabaisser ailleurs ?!
Les Mauriciens ont tendance à percevoir les pays européens ou tout autres pays étrangers comme étant « l’eldorado ». La terre promise…Comme si ailleurs ils pourront vivre…Une promesse d’un plus bel avenir. On fustige beaucoup Maurice mais combien sont prêts à enclencher le changement qu’ils désirent tant ?     Premièrement il n’y a même pas ce sens de patriotisme. On met en avant le fait qu’on est catholique, hindu, musulman ou chinois avant de revendiquer que l’on est Mauricien avant tout ! Les Mauriciens les vrais sont partout sauf à Maurice. C’est quand ils sont ailleurs qu’ils clament être Mauricien avant tout. C’est malheureux. J’aimerais tellement que l’on mette en pratique le « do not ask what your country can do for you, ask what you can do for your country.” 

Saturday, 28 July 2012

Apparemment, l’amour serait un «trouble» neurologique



Cela fait près d’un an que j’essaie de l’approcher…Lui, cet apollon. Cet homme inaccessible et pourtant si fascinant.  Mon cœur qui bat à la chamade semble être la chose qui caractérise chacune de mes rencontres avec lui. Et pourtant il n’a rien de spécial. Ce n’est qu’un homme parmi tant d’autres sauf peut-etre le fait qu’il soit un peu plus beau que les autres.  
Ce n’est peut-etre pas pour cette raison que je sois attirée par lui. Ou peut-etre son côté mystérieux. Après tout, ce n’est qu’un étranger. Un étranger est l’objet de tous les fantasmes. On ne connait rien de lui donc on peut laisser libre recours à notre imagination. On l’invente alors une personnalité et on invente des conversations qu’on aurait pu avoir avec lui. Du coup, on finit par s’éprendre d’une personne qu’on a créée.
Mon attirance serait-elle fictive alors ? Qu’importe ! Tout dernièrement j’ai lu dans un magazine de psychologie que l’on est programmé pour tomber amoureux. L’amour serait donc plus qu’un simple sentiment. En effet, l’amour serait un « trouble » neurologique.
Qui l’aurait cru que le fait d’aimer est bien plus qu’une simple émotion ?!   « Quand nous croisons un être du sexe opposé, notre cerveau capte et analyse les signaux visuels, sonores, olfactifs, sans que nous en ayons conscience. C’est grâce à cela que nous saurons si la personne en face de nous est susceptible ou non de devenir un bon partenaire. » Si c’est le cas, alors on peut peut-etre s’empêcher consciemment ou pas de tomber amoureux…Tiens, ça fait réfléchir ça… 

Friday, 27 July 2012

Le freluquet par excellence



Je me rappelle de cette soirée arrosée. De ces jeunes en pleins débauche comme si le mot «mœurs» était archaïque. J'avais débarqué à cette soirée après mines réflexions. «Après tout on est un vendredi soir, vaut mieux ça que rien…», m'étais-je dis. Je n'avais même pas encore franchi la porte quand je l'ai vu lui…Le freluquet par excellence. Coincé entre deux minettes armée de leurs mamelons qui feraient n'importe quelle fille avoir des complexes. Il était évident qu'il passait du bon temps celui-là. Avec une belle gueule comme la sienne, pas étonnant qu'elles voulaient toutes se l'arracher. Il était conscient des ses atouts, trop même.
Je l'ai jetté un coup d'oeil puis j'ai continué ma route. «Encore un Don Juan!», me suis-je dit. C'est fou à chaque endroit on doit en croiser un. Ces hommes qui sautent sur tout ce qui bouge. Leur atout: leur belle gueule. Leur technique: vous promette le ciel et la terre quand ils peuvent seulement vous offrir un atlas. Et dire que certaines sont assez sottes pour croire qu'elles arriveront à le «faire changer par amour» et que leur relations avec lui «durera pour toujours». Enfin il faut de tout pour faire un monde…
Perdue dans mes pensées je n'avais même pas remarqué qu'il s'était approché de moi. L'air de rien il s'était permis de poser sa main sur mienne. Trève de rêverie. Tous mes sens en éveillent je fus offusqué qu'il ait osé cela. «Mais pour qui se prenait-il celui-là». Il avait arboré ce regard charmeur qui avait sans doute conquit plus d'une mais…pas moi. Au lieu de me séduire, il m'insuportait. Cela m'enrageait qu'il se serve de sa technique qu'il utilisait pour séduire ses minettes. Faut croire qu'il me prenait pour ce genre de fille.
J'ai dardé mon regard noir sur lui. Chose qui n'a pas manqué d'indigner la fille d'à côté. Elle tentait en vain d'attirer son attention depuis un bon bout de temps. Si le regard pouvait tuer, je crois que j'en serai morte depuis belle lurette. Elle me trouvait sans doute impertinente de le repousser. Un si bel homme devrait être convoité et non repoussé.
Je ne comprenais pas ce qu'on trouvait à ce genre d'homme. Okay il était beau certes mais bon, quant était-il de sa personalité. Comment pouvait-on aimer quelqu'un qui nous jetterait comme une vieille chausette à la première occasion qu'il rencontre une femme plus bien que nous? Cela m'était juste incompréhensible.
C'était le genre de mec qui se vante d'avoir beaucoup de femmes à son actif. Qui fricotte avec une femme et puis après fera part de tout ce qu'il a bien pu faire avec elle à qui veut bien le savoir. Pour moi, c'est claire et net que ce n'est pas du tout de l'amour. On ne devrait pas sortir avec ce genre de mec. Il n'est pas du tout pour les relations sérieuses. Il pense que toutes les femmes sont les mêmes bien qu'elles n'aient pas le même visage.
Elles sont nombreuses de nos jours à vouloir avoir une relation sérieuse avec un freluquet. Elles espèrent toutes qu'elles arriveront à l'apprivoiser bien qu'ils ne les traitent pas comme des femmes dignes. J'ai toujours pensé qu'il vaut mieux être seule que mal accompagné…Enfin faut croire que l'amour rend aveugle.
Credit photo: internet

Thursday, 26 July 2012

La tyrannie d’une société matérialiste



Depuis que j’ai été en âge de comprendre  comment fonctionne le monde qui m’entoure, on m’a toujours fait croire que mon principal objectif dans la vie était d’apprendre, travailler et réussir ma vie. Cette « réussite » ne pouvait être concrète qu’en argent.  « Quand je serai grande j’aurai une décapotable et une grande maison avec une piscine ».  Comme si l’argent c’était tout dans la vie… On ne dit jamais à un enfant : « quand tu seras grand, sois heureux » mais plutôt « Quand tu seras grand tu pourras t’acheter ceci et cela ». Comme si l’argent faisait le bonheur, comme si tu accompli ta vie en te faisant un maximum d’argent. Or, l’argent ce n’est pas tout dans la vie…
Nous avons un nouveau mal dans notre société. On le nomme l’Affluenza. Qu’est-ce au juste l’Affluenza ? Affluenza est une amalgation du mot « affluence » et « influenza ».  C’est un sentiment d’inaccomplissement fruit des efforts afin d’essayer de surpasser son voisin. Ce n’est que le résultat d’une poursuite obstinée afin d’avoir encore et encore plus ce que l’on a. « Simply  put, affluenza is a harmful or unbalanced relationship with money or its pursuit. Clinically, Jessie defines affluenza in the individual as the collective addictions, character flaws, psychological wounds, neurosis and behavioral disorders caused or exacerbated by the presence of or desire for wealth.  »

Pour résumer, la fièvre du luxe.   Le pauvre veut savoir ce que c’est que d’être riche quitte à s’endetter et le riche veut avoir encore plus d’argent car être affluent permet de dominer la société. Par conséquent, plus tu as de l’argent, plus tu vas plus travailler afin de garder l’argent et pour t’en faire plus car cela te donne tout le pouvoir du monde. C’est un cercle vicieux qui nous englouti. On passe alors notre vie à travailler aux dépens de nos proches…
Dans la course à l’argent on confond souvent nécessité et désir. On ne fait plus la différence entre ce qui est essentiel et ce qui est simplement une envie. Plus on a, plus on veut encore plus. Cela me fait passer à quelque chose qui s’est passé il y a un an de cela. Je me préparais à entamer ma première année universitaire. Je venais d’avoir un Dell.
« Ah ! J’ai eu mon Dell ! T’imagine un laptop qu’à moi toute seule ! Il est mieux que l’autre ! », Ai-je déclaré à une amie. Mon ordinateur est toujours en bon état et pourtant il ne me satisfait plus. Pourquoi ? Parce que je veux maintenant un MAC. Ce n’est pourtant pas une nécessité mais simplement un désir.  Pourtant, je me suis souvent retrouvée à déclarer : « J’ai besoin d’un MAC ».  
Le monde perçoit les personnes qui ont beaucoup de choses comme un signe de succès et de croissance économique.  Le capitalisme fait rage et l’argent passe maintenant avant la famille. Nous avons l’essentiel mais nous avons toujours le sentiment de manquer de tout car notre voisin a plus que nous. Donc, pour arriver au même niveau que lui, on travaille d’arrache-pied.
 « People do not own things anymore, it’s things which own people ». On s’identifie maintenant grâce aux objets que l’on a en notre possession. Nous nous accrochons à l’idée que l’argent égale au bonheur… « J’espère qu’avoir plus d’argent me fera me sentir heureux de ce que j’ai. J’ai beaucoup de choses mais ils ne semblent pas me combler. C’est évident que j’ai besoin de plus que cela. Je suis sûr que je serai ravi quand j’aurai Rs28, 000. Alors je pourrais m’acheter les autres choses que je veux ». On dit que l’argent ne fait pas le bonheur…

Wednesday, 25 July 2012

La contrariété entre le bien et le mal



Ce que nous considérons comme étant la « réalité » n’est simplement qu’un concept…La réalité en tant que telle n’existe pas (Cela fait penser au film Matrix). Elle n’est que le fruit d’une société.  Nous pouvons appeler cela la « construction sociale de la réalité ». Notre « construction sociale de la réalité » n’est que le produit de procédés sociaux et d’habitudes. La  « réalité » est le monde dans lequel nous vivons. Elle consiste de lois qui nous dictent comment nous comporté en société et d’évènements qui ont lieu chaque jour.  La réalité n’est pas imaginaire.  Ce n’est que quelque chose que nous acceptons comme étant la « vérité ».  On ne se demande jamais :
Ø  Pourquoi les choses sont telles qu’elles sont ?
Ø  Pourquoi les gens se comportent-ils de cette façon ?
Ø  Pourquoi notre monde est-il organisé de cette manière ?

Nous avons eu une tendance à accepter les choses telles qu’elles sont sans jamais se posé de questions comme-ci elles étaient innées.  Comme si nous étions nés avec l’aptitude de distinguer entre le bien et le mal. Comme-ci nous portions en nous en naissant des valeurs et des normes…Or, les valeurs, les normes et la distinction entre le bien et le mal ont été appris. Ce n’est pas quelque chose d’instinctif. On l’apprend. Il n’y a pas vraiment de code de façon de se comporter qui est plus « humain » que d’autres. Ce n’est que la société qui « forge » nos actions…Ce qui est « réelle » est seulement ce qui est acceptable par la société dans laquelle nous avons évolué.
Chacun a sa perception de la réalité car notre version de la réalité dépend de notre « perspective culturelle » du monde qui nous entoure.   Généralement, notre opinion du monde n’est qu’une assomption or une interprétation du monde tel qu’il est présente par les médias. Donc, notre discernement de la «réalité »   n’est que notre réaction face à ce que les médias nous projettent…
Si nous continuons à penser de cette façon, alors nous vient la question : qu’est-ce-qui est bien et qu’ est-ce-qui est mal ? Ce que je considère comme étant bien pourrait être perçu comme étant quelque chose de mal par une autre personne dépendant de sa culture.  Alors, qu’est-ce-qui définit ce qui est bien et ce qui est mal ? Les valeurs sont subjectives, alors peut-etre que le bien ne peut être évalué que par tout ce qui est positif qui ressort d’une action… ? La question se pose…  
  

Tuesday, 24 July 2012

Liberté d’expression banalisée



La liberté d’expression est un droit fondamental dans notre société. C’est ce qui démontre la démocratisation d’un pays. Elle a émergé vers la fin du 18ème siècle. Auparavant, ce droit était destiné qu’aux autorités royales, seigneuriales ou religieuses. En 1789, la liberté d’expression est inscrite dans deux constitutions. De chaque côté de l’Atlantique et des Etats-Unis. Celle-ci est amendée pour la toute première fois en 1789 et c’est ce changement qui a assuré aux citoyens leur liberté d’expression.  Elle garantit alors à tout un chacun le droit d’exprimer sa pensée, ses idée, ses croyances mais le plus important le droit à la presse d’informer le publique de tout ce qui se passe autour d’eux sans aucune restriction de la part des autorités. « Congress shall make no law…abridging the freedom of speech or of the press. »
De nos jours, ce droit a été banalisé. On prend pour acquis la liberté d’expression. On ne tient pas en compte le fait que oui on a la liberté d’expression mais qu’elle est avant tout une liberté « restreinte ».  La liberté d’expression connait certaines limitations. La liberté d’expression peut subir des restrictions quand :
-          Les propos tenus sont en voie de porter préjudice à quelqu’un ou quand on insulte quelqu’un en publique
-          Il y a incitation à commettre des crimes ou délits entre autres…
 Or, en ces temps la liberté d’expression a été banalisée. Sous prétexte que l’on a le droit de s’exprimer on se permet de dire tout et n’importe. « On a banalisé l’inacceptable. Au nom de la liberté d’expression. Mais celle-ci s’arrête lorsque l’on porte atteinte à la liberté et à la dignité d’autrui.», a déclaré Yazid Sabeg, Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances lors d’un entretient donné à l’Est Républicain. On est souvent tenté de dire tout ce qui nous traverse l’esprit en oubliant que « Ma liberté s'arrête où commence celle d'autrui » (Sartre). Nous pensons qu’à nos droits mais qu’en est-il du droit d’autrui ? Si nous nous permettons de dire tout et n’importe sur autrui nous portons atteinte à la dignité et à la liberté d’autrui. Qu’en est-il du respect des autres ?    On doit tenir en tête que l’on ne devrait pas faire à autrui ce que l’on n’aimerait pas qu’autrui nous fasse… Nous sommes libres de nous exprimer dans la mesure que ce droit d’expression ne porte pas atteinte aux autres. Vivre dans une société impose des règles…Nous devons avoir certaines restrictions afin de pouvoir avoir un terrain d’entente. Gere ta liberté mais n’empiète pas sur celle de l’autre…